vendredi, novembre 06, 2009

Bernard Adamus, l'ascension

Quand ça va bien, ça va bien, et Bernard Adamus en est la preuve vivante. L'automne a été très prolifique pour le chanteur au son folk et blues authentique et rugueux. Relatif inconnu en début d'année, le guitariste a été la vedette du Festival en chanson de Petite-Vallée, avant de remporter le prix Écho de la SOCAN et d'être recruté par la dynamique maison de disque indépendante Grosse Boîte, qui rééditera son album Brun, fait à compte d'auteur et difficile à trouver chez les disquaires.


Né en Pologne mais viscéralement montréalais, Bernard Adamus prend ses récents succès avec modestie et réalisme, mais non sans fierté. Il est depuis quelques mois le «talk of the town» sur la scène alternative. Sa musique simple et bringuebalante aux accents de Plume Latraverse prenant le parti du monde ordinaire -- il faut écouter La Question à 100 piasses -- séduit par son énergie. Ça tape du pied, ça chante en choeur, c'est magnifiquement vivant et humain -- l'impressionnante foule présente lors de son spectacle extérieur aux dernières FrancoFolies peut en témoigner.

Même un vol d'instruments à son domicile n'a pas freiné Adamus, à qui tout semble sourire. Il énumère. «Pour pouvoir me racheter des instruments, j'ai fait un show-bénéfice qui a très bien marché. Le lendemain on jouait Joliette, j'ai couché avec deux filles pour la première fois. Le lundi, on est revenu à Montréal et la police avait retrouvé dans un pawnshop ma guitare Boucher que j'ai gagnée à Petite-Vallée et qui vaut quand même 3000 $. Et pis même la SOCAN m'a appelé pour me dire que je venais de gagner 5000 $. Mettons que cette semaine-là est dans le top 10 de ma vie!» Quand ça va bien...

Ironie du sort, c'est sa chanson La Question à 100 piasses qui lui a valu les honneurs de la SOCAN. «C'est la chanson sur mes problèmes d'argent, mais finalement, cette toune-là m'en a valu un petit paquet! Et elle m'a ouvert pas mal de portes.»

Nouveau souffle
Généralement de bons limiers, les gens de l'étiquette Grosse Boîte (Coeur de pirate, Avec pas d'casque, La Descente du coude, La Patère rose), ont offert à Adamus de rééditer son disque, en plus de lui proposer un contrat pour un éventuel deuxième opus. Cette entente permettra à Brun d'avoir une nouvelle vie, et surtout une bien meilleure distribution chez les disquaires.

«Cet été, je m'arrangeais avec les moyens du bord, en vendant par Internet, et avec mon sac à dos j'allais porter des CD dans les Archambault du centre-ville, à l'Avant Gardisque et à l'Oblique, raconte Adamus. Maintenant avec Grosse Boîte, ils vont s'arranger pour mettre des affiches dans les magasins et pour que les disquaires en aient tous des copies. Là, on va vraiment voir quelles portes sont ouvertes. Mais j'ai une amie qui était bien fière de me dire qu'à son épicerie, le gars à la caisse chantait ma chanson Brun la couleur de l'amour. Ça veut dire que c'est sorti de notre réseau, et que des inconnus les écoutent quelque part.»

***
Avec Placard Macbeth samedi au Cabaret Juste pour rire, à 20h30, 17 $.

Franco Phil: la baladodiffusion du 6 novembre

Cette édition de Franco Phil a pour colonne vertébrale le 23e Coup de coeur francophone. On y parle de sa programmation, on entend des groupes qui y jouent, et aussi d'autres qui n'y jouent pas, mais qui sont juste vraiment bons. Au menu:

Première heure
Pierre Lapointe (Les perles de nos yeux)
Jean Leloup (Recommencer)
Jérémie Kisling (Antimatière)
Lac Estion (Dictature)
Placard-Macbeth (Raccourci)
Bernard Adamus (Acapulco)
Benoit Paradis (Toute ma vie)
Geneviève Toupin (Sur la route)
Brigitte Saint-Aubin (Je ne fais que passer)
Monogrnade (Ce soir)
Presque oui (Les perroquets du Perigord)
Psychocarane (Scooter Boy)

Deuxième heure
Navet Confit (4 jours par semaines)
We Are Wolves (La Rue oblique)
Keith Kouna (Deo)
Fred Fortin (Massacre à l'harmonica)
Max Ricard (Hochelaga)
Les Psycho Riders (Cimetière de Montréal)
Jesuslesfilles (Pas Dormir)
Clues (In the dream)
Malajube (333)
Xavier Caféïne (Le voyage dans le temps)
Mille Monarques (Rouge)
Vanesse Pariétaire (Boisvert)

La baladodiffusion se télécharge en cliquant par ici. Bonne écoute!

Critique - Amylie, Jusqu'aux oreilles

Pop
Jusqu’aux oreilles
Amylie
Audiogram / Select

Ce premier disque de la chanteuse Amylie n’est pas une nouveauté de la semaine, puisque Jusqu’aux oreilles célèbre ce mois-ci sa première année de vie. La jeune femme s’est taillé une bonne place chez les radios commerciales avec la pièce Mes Oreilles. Sa musique n’est pas sans faille, mais elle est parmi ce qui est de plus intéressant qu’on puisse entendre sur les ondes des gros joueurs. Amylie peut faire penser à la française Camille, tout comme aux pièces de jeunesse d’Antoine Gratton. Jusqu’aux oreilles, drôlement bien enrobé par les vétérans JF Lemieux, Tony Albino, Carl Bastien et Alex McMahon, fait claquer des doigts par son aspect jazzé, orchestral, rythmé, presque reggae. Un bémol, les mélodies et les fioritures de voix ont tendance à se répéter, les pièces perdant ainsi de leur impact. Amylie, qui était en nomination dans la catégorie Révélation de l’année au Gala de l’ADISQ, fera sa rentrée montréalaise le 10 novembre au Cabaret Juste pour rire, dans le cadre du Coup de Cœur francophone.

jeudi, novembre 05, 2009

Avec pas d'casque - Si on change les équipes ce n'est plus une revanche

Le trio Avec pas d'casque, récipiendaire du GAMIQ 2009 dans la catégorie Folk/country, lance un nouveau vidéoclip pour la pièce (on respire) Si on change les équipes ce n'est plus une revanche. Il a été fait et réalisé par Joël Vaudreuil, le batteur du groupe, qui a fait la pochette de l'album Dans la nature jusqu'au cou ainsi que du vidéoclip du même nom. Il y reprend la même imagerie, celle des têtes des membres du groupe combinés à des animaux.

L'histoire dessinée est un peu proche du récit -- on dit montagne, on voit montagne -- mais sinon c'est de la belle ouvrage, comme on dit. Notez la marque de la voiture, APDC - Avec pas d'casque.


AVEC PAS D'CASQUE Si on change les équipes ce n'est plus une revanche from Dare To Care Records on Vimeo.

Les Duos de l'Ange ce soir au Divan Orange























Le Coup de coeur francophone prend son envol dès ce soir, entre autres avec la nouvelle édition au Divan Orange des Duos de l'Ange, dont c'est la quatrième édition. La soirée réunit deux par deux sur scène de vieux routiers de la musique ou bien des nouveaux venus, peu importe les styles et les couleurs musicales. Et ce, au grand plaisir des amateurs de musique qui aiment leurs spectacles avec une bonne cuillerée de folie et d'impromptu.

C'est l'inénarrable Urbain Desbois qui animera une fois de plus la soirée, organisée par Michèle Méthot, l'ancienne du disquaire Les Anges vagabonds. Habituellement, les Duos de l'Ange regroupent 6 duos, mais ce soir, la formule change. Il n'y aura que quatre duos, mais les huit musiciens et l'animateur se retrouveront sur scène en deuxième partie pour former le Vaga-band. Voici les duos:

- Michel «Away» Langevin (Voivod, Les Ékorchés) avec Bernard Falaise
- Le bassiste Vander, ex-Colocs, rencontrera Alexandre Jobin (Chiendent)
- Bernard Adamus avec Stéphane Lafleur (Avec pas d'casque)
- Jacques Bertrand Jr (Jérémi Mourand) et Sunny Duval (Les Breastfeeders)

Dès maintenant et jusqu'au 30 novembre, le Divan Orange accueillera aussi une exposition rétrospective des activités des Anges vagabonds. D'un côté, on trouvera une centaine de photos des différents cabarets musicaux organisés par l'ancien disquaire, mais on y verra aussi des affiches, des coupures de presse, d'anciennes publicités et des photographies des vitrines du magasin à différentes époques.

«Ce sont vraiment les artistes qui sont mis en évidence, explique Méthot. Je me souviens de Séba, du groupe Gatineau, qui venait me porter ses premiers flyers, faits à la main, ou de Carl-Éric Hudon, qui venait nous porter ses disques, qui sautaient une fois sur deux! Il y en avait du monde pas connu, et que l'on voit à l'ADISQ aujourd'hui. Avec le recul, on a été un maillon assez important de la chaîne, quand même.»

PHOTO: Julie Gauthier

mardi, novembre 03, 2009

Des rééditions, d'Adamus à Omnikrom en passant par Patrick Watson

La maison de disque Grosse Boîte se lance dans les rééditions. La bande d'Éli Bissonnette donnera un second souffle à l'album Brun, de Bernard Adamus, lui ayant fait signer un contrat bon pour la réédition de ce disque et pour la publication d'un second, dans un avenir plus éloigné. Brun sera donc distribué en magasin à grande échelle à partir d'aujourd'hui, ce qui évitera à Adamus de devoir faire le tour des trois Archambault du centre-ville à vélo avec son sac à dos rempli de CD...

Tant qu'à y être, Grosse Boîte réimprimera aussi le deuxième disque d'Omnikrom, FM2: 24 pouces glacés, qui faisait suite à Futurs millionnaires Volume 1. Ici, la maison de disque ose davantage, d'autant que le son d'Omnikrom n'est pas du tout associé à celui de l'étiquette hébergeant Avec pas d'casque, Tricot Machine et Coeur de pirate. Une couleur (fluo) de plus à l'arc-en-ciel, si vous me pardonnez le quétainisme.

On apprenait aussi ce matin que l'étiquette de disque Secret City relancera le tout premier disque de Patrick Watson, Just Another Ordinary Day, paru en 2003 de manière indépendante et imprimé en très petite quantité. Dès le 17 novembre, il sera en magasin.

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La "technique" de la réédition a été maintes fois éprouvée dans tous les styles de musique, avec des volontés et des ambitions diverses, passant du désir d'une large diffusion d'une oeuvre d'art à la volonté d'empiler des billets verts sans investir grand-chose.

Dans les trois cas qui nous intéressent, Grosse Boîte et Secret City voient évidemment un intérêt financier à relancer des disques introuvables ou aux stocks épuisés, mais il y a aussi un choix artistique évident. Sinon, Bissonnette, par exemple, aurait réédité un vieux Leloup par exemple, ou bien un album de duos des années 70. Personne ne va se mettre vraiment riche avec ces disques d'Omnikrom et d'Adamus -- peut-être plus avec Watson --, mais bien des gens vont être heureux de pouvoir les écouter. C'est une situation gagnant/gagnant, comme ils disent aux HEC (enfin, j'imagine qu'ils se parlent de ça pendant les pauses).

En fait, je suis tout à fait en faveur de la réédition de certains disques merveilleux qui n'ont pas pu profiter, lors de leur confection, des nouvelles structures de la scène émergente -- maisons de disques, diffusion, publicité, communication -- ou bien qui ont été faits en marge de celles-ci. Pourquoi Indica ne relancerait pas Hudon-Placard?

Pourquoi les petits joueurs de l'industrie n'utiliseraient pas les outils des grands, en gardant leurs valeurs?

lundi, novembre 02, 2009

La Blogothèque dans la nature abitibienne jusqu'au cou




Lors du dernier Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue, le site français La Blogothèque avait dépêché sur place une petite équipe pour capter des performances en prises directes de groupes provenant en majorité de chez nous.

On y joue le jeu du vidéaste déstabilisé par des conditions pas habituelles, qui aimerait bien filmer des trucs bien simples dans des salles. On peut y voir des scènes magnifiques avec Mother Mother, Alfa Rococo, Camaromance, Random Recipe, Montgomery, Clues, Ariane Moffatt, Lake of Stew, Thus Owls, Mother Mother, le Roi Poisson, Clues, Berithan Berrio, Malajube et Marie Pierre Arthur.

C'est filmé dans des champs, sur l'eau, sur la glace de l'aréna Dave Keon... Ça s'appelle Abitibi or not to be, et ça s'écoute par ici.
(Ici bas, Marie-Pierre Arthur et sa bande font du canot et jouent de la zizique.)

Gala de l'ADISQ: les gros noms d'abord

Le 31e gala de l'ADISQ avait lieu hier, à Montréal, et la soirée a permis au public de couronner ses chouchous, Ginette Reno et Mes Aïeux en tête. L'important c'est de durer, racontait Reno, elle qui a remporté hier 3 Félix (Album Populaire, Interprète féminine et Chanson populaire de l'année), en plus de celui, présenté lundi, du disque s'étant le plus vendu. La tendresse, ça vend.

Il y avait beaucoup d'artistes du champ gauche en nomination, mais peu d'entre eux ont réussi à se faufiler entre les gros noms ou les évidences. Dans la catégorie Folk Contemporain, Mes Aiëux ont remporté la mise devant Marie-Pierre Arthur, qui méritait ce prix tout autant que Douze hommes rapaillés, aussi en nomination. Les auteurs de Dégénération ont aussi été élus Groupe de l'année, devant entre autres Karkwa. Ce n'était que partie remise, puisque la troupe de Louis-Jean Cormier a été récompensée pour ses performances scéniques, remportant le Félix du Spectacle de l'année -- Auteur-compositeur-interprète. C'est Renée Martel, émouvante, qui a gagné le volet Interprète du Spectacle de l'année.

On ne croyait pas aux chances concrètes de La Patère rose dans la catégorie Révélation de l'année, gagnée sans surprise par Coeur de pirate -- qui a feint son étonnement avec maladresse. Mais ç’aurait fait un grand bien de les voir monter sur scène, ceux-là. Le moins en moins marginal Yann Perreau a réussi à décrocher un précieux trophée, celui d'Auteur ou compositeur de l'année, devant de gros noms (Louise Forestier, Gaston Miron-Gilles Bélanger) et de gros talents (Avec pas d'casque).

Dommage aussi que Mara Tremblay n'ait pas remporté le Félix de l'album pop rock, qui est allé aux mains de Pierre Lapointe. Tu m'intimides est à mon avis bien supérieur à l'opus de Lapointe.

Une mention toute spéciale à Nicola Ciccone, que le public a choisi Interprète masculin de l'année, et ce, sans spectacle, ni album. C'est un exploit digne de mention, et je le dis avec tout le cynisme dont je suis capable.

Parlant de cynisme, concluons avec la maaaagnifique pochette de Fais-moi la tendresse, de Ginette Reno. Notez le papillon. S'il y avait un papillon gros de même sur le bras de mon sofa, j'aurais pas cette face-là, je crois.

La rentrée réussie de Carl-Éric Hudon

Soyons honnête, ça faisait un bon bout de temps que je n’avais pas regardé ma montre pendant un show. Vendredi soir à la Sala Rossa pour la rentrée montréalaise de Carl-Éric Hudon, ce n'est pas arrivé une fois.

Bon, peut-être une fois pendant la première partie, Alice. Menée par Alice Tougas Saint-Jak, qui a entre autres bossé sur le dernier Navet Confit, la formation était correcte, mais vraiment trop similaire à Torngat. Tout de même de la bien belle musique, avec du banjo, des cuivres (dont Jérôme Dupuis-Cloutier, du Roi Poisson) et du clavier bien rond. Le tout sans micro, joué au parterre.

Carl-Éric Hudon, lui, a offert un sacré bon show. Visiblement beaucoup plus à l'aise que lors des FrancoFolies, quoiqu'encore nerveux, Hudon nous a épargné l'intégrale de son dernier disque, ce qui aurait fait une soirée cérébrale et peut-être un peu lourde. Non, il a plutôt opté pour le dosage. Un peu de Contre le tien Ananas Bongo Love, un peu d'Hudon Placard (la magnifique Lanternes chinoises), un peu de vieux matériel aussi, tiré des Tempêtes que l'on avale (Corrigan, Au centre du fleuve la glace est plus mince). Super panorama du répertoire du chanteur, entre le folk, le rock, le jazz-grunge et le psychédélique.

Sur scène, par moment, ils étaient 8 musiciens à nous servir les chansons, sans vraiment de fausses notes, sauf peut-être sporadiquement au piano vers le début. On a même eu droit à des solos de claves -- l'instrument le plus dull au monde, mais amenant ici sa dose de douce agression. Bien sapé, Hudon s'est permis quelques moments de crooner trash, tenant son micro du bout des doigts, et s'est vachement laissé allé sur la pièce Ananas Bongo Love, un des bons moments rythmés de la soirée.

Au rappel, il a joué de très vieilles chansons tirées de son premier EP, Quatre chansons de tempête, que je n'ai jamais vraiment pu écouter, parce qu'il n'existe plus sur le marché -- CIBL en a peut-être une copie. Plus folk, plus doux que le reste du concert, ces pièces terminaient la soirée en un beau decrescendo. Bon, il est quelle heure? Il reste des autobus sur Saint-Laurent?

dimanche, novembre 01, 2009

Le rayé, c'est branché

Le plus récent disque de Navet Confit, LP3 - Papier Vampire, met à l'honneur la rayure, celle du décor et du vêtement. Visiblement, il n'est pas le seul à aimer le style, puis que je viens de recevoir un disque de Tegan and Sara, qui met également à l'honneur l'alternance de la ligne blanche et du trait noir. Étrange ressemblance, non?




Franco Phil: la baladodiffusion du 30 octobre

Cette édition de Franco Phil commence avec pas mal de grisaille et de pièces douces, avant de monter le régime de minute en minute. On y entend quelques succès-souvenirs, et on s'amuse à faire jouer les pièces en français de groupes qui chantent la plupart du temps en anglais. Au menu:

Première heure:
Julie Doiron (Je le savais)
Yves Desrosiers (Le vol arrêté)
Philippe B (La dérive des continents)
For Those About To Love (Fusion Ana Tomik)
Hôtel Morphée (Super Héros)
Elisapie Isaac (Moi, Elsie)
Bernard Adamus (Les Raisons)
Damien Robitaille (Plein d'amour)
Fred Fortin (Bobbie)
Mickey (3D) (Playmobil)
Avec pas d'casque (Gratuit à l'achat d'une montagne)

Deuxième heure
Les Trois Accords (Nuit de la poésie)
Patrick et les brutes (J'ai peur de la mort)
Xavier Caféïne (Vive la mort)
Polipe (Écremé)
Bisso na Bisso (Show ce soir)
Mimi Vanderglow (Tu sais)
Les Chiens (Le Risque de l'habitude)
Yann Perreau (Le Plus beau rêve)
Brigitte Fontaine (Guillemets)
Navet Confit (Le goût de l'essence)
Band de garage (Électricité)
Shampouing (Bazou love)
Les Amis au Pakistan (La Matin)
Gatineau (The Christ is Right)

Pour télécharger la baladodiffusion, cliquez ici. Bonne écoute!

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Un mot pour vous dire que le site de CIBL héberge maintenant la baladodiffusion de Franco Phil. Cliquez ici pour y jeter un oeil. Vous pourrez vous abonner, l'écouter en ligne ou la télécharger.

jeudi, octobre 29, 2009

Rentrée montréalaise de Carl-Éric Hudon

Carl-Éric Hudon fera sa rentrée montréalaise demain le 30 octobre à la Sala Rossa, et présentera, on imagine, une bonne part de son dernier disque Contre le tien Ananas Bongo Love.

Cet album lui a valu une nomination à l'ADISQ dans la catégorie Musique Alternative, remportée par Malajube. Une défaite honorable, pourrait-on dire.

Par ailleurs, l'auteur-compositeur-interprète offre encore son EP Quand on s'emmêle des fois dans l'herbe en téléchargement gratuit, si ça vous chante. Cliquez ici pour obtenir ses six titres.

mercredi, octobre 28, 2009

Orange orange à L'Astral

C'était soir de rentrée montréalaise pour le duo Orange orange, composé de l'ex-Gatineau Dom Hamel et de Sabrina Sabotage, qui s'étaient offert la belle salle de l'Astral, rue Saint-Catherine.

Non, ce n'était pas un mauvais show, mais je ne suis pas parvenu à sentir d'étincelle, hier. Et ce n'est pas par mauvaise foi, ou par snobisme de bon aloi que je dis ça. Oui, leur album m'avait déçu, sauf quelques titres. Mais je crois que leur formule peut bien marcher. Sinon, je serai resté dans la douceur de mon logis.

Parlons enrobage pour débuter. Orange orange avait enfin de l'espace pour évoluer, à L'Astral, la scène étant relativement large. Leurs instruments n'étaient pas entassés, et les deux chanteurs pouvaient se mouvoir sans problèmes, ce qu'ils ont fait, sans excès. Je ne les avais alors vus que sur des scènes/tapons-de-fils/on-joue-les-coudes-par-en-dedans. Au sol, un gros coussin orange traînait, une télé montrait des images de l'Expo 67 pendant Montréal à moi, et l'arrière-scène était remplie de torses de mannequin masculins et féminins en plastique disposés en forme de pyramide. Fort bien.

Hamel et Sabotage on réussit à faire lever leur public vers la moitié du concert -- à leur demande --, une vingtaine de personnes s'agglutinant devant la scène. Bien, mais personnellement, si je n'avais pas déjà été debout, je ne me serais pas levé. Parce qu'au-delà de l'enrobage de bon goût, il manque à Orange orange de la drive. Ils ont les mélodies tueuses, mais ne les font pas exploser. Pourquoi n'entend-on jamais la guitare de Dom Hamel? Il a beau gratter, on n'entend qu'un filet de distorsion caché derrière les bruitages préenregistrés. Non! Faites-les exploser, ces chansons, montez le volume. Et pour faire sauter le plafond, mettez un peu de bacon dans vos beats, que ça rebondissent!

mardi, octobre 27, 2009

Quand t'as du budget...

... tu refais deux fois le même clip, un pour la version québécoise, l'autre pour la version française.

Moi, dans les Europes

Non, il n'est pas question ici de mes voyages dans le monde. C'est que depuis récemment, je collabore à une émission sur la musique francophone qui est diffusée sur Euradio Nantes, en ligne et sur le Web. J'y serai de temps à autre pour présenter à nos cousins francophones de l'Europe de la musique québécoise. Pour mon premier passage à l'émission French Kiss -- hé oui... --, j'ai tenté de leur décortiquer Fred Fortin.

Pour écouter, c'est par ici, vers les 31 minutes. Flânez avant et après pour en apprendre sur leur scène locale à eux.

L'Autre Gala de l'ADISQ: à chacun son trophée

Je n'ai pas pu voir la diffusion de l'Autre Gala de l'ADISQ hier, mais tout de même, chacun semble y avoir décroché son prix, dans une très grande variété de sons et de styles. Avant il y avait le Gala de l'industrie, les résultats sont par ici, mais félicitons ceux qui vous intéressent le plus: le FMEAT (événement de l'année), Patrick Watson (Arrangements), Dare to Care (Maison de disque de l'année) et Louis-Jean Cormier (réalisateur de l'année - 12 hommes rapaillés).

Côté musique, à l'Autre Gala, il est difficile de cerner un grand vainqueur. Pascale Picard a bien gagné deux prix -- Interprétation autres langues et Artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec (des trophées pour les concerts et la réputation plus que pour l'album, donc), mais ça ne fait pas une tendance.

Jean Leloup a gagné son 9e Félix en carrière, pour l'album de l’année Rock, Patrick Watson a remporté la statuette pour l'album anglophone de l’année, alors que Malajube a été récompensé pour Labyrinthes dans la catégorie Alternatif.

Dans la talle émergente, soulignons également la victoire de Numéro# dans la catégorie Musique électronique, celle de Karkwa pour le Vidéoclip de l’année, avec La Façade, et le gain de Sir Pathétik pour l'album hip-hop de l’année. Je ne parle pas vraiment de musique trad sur Franco Phil, mais je m'en voudrais de ne pas mentionner le fait que Les Charbonniers de l’enfer et La Nef ont remporté dans la catégorie Album traditionnel de l'année.

La suite dimanche 1er novembre, alors qu'on aura peut-être la chance de voir Marie-Pierre Arthur, Yann Perreau, Mara Tremblay, Coeur de Pirate, Avec pas d'casque, Karkwa, et/ou La Patère rose gagner un Félix en direct dans vos écrans cathodique.

Critique: Les Amis au Pakistan - Cosmétic cosmic

Électro-trash-pop
Cosmétic cosmic
Les Amis au Pakistan
Tir groupé / Sélect
Après avoir fait mouche avec leur disque Espace libidinal en 2006, montant même sur une des scènes extérieures des FrancoFolies, les six fous braques du groupe Les Amis au Pakistan reviennent avec un nouvel assemblage de chansons pleines de bidouillages et d'échantillonnages, aux textes aussi absurdes que scabreux. Sur Cosmétic cosmic, les Lavalois ont quand même fait un bout de chemin musical, le tout étant moins criard et moins détraqué, tout en gardant des allures de Péloquin-Sauvageau. Le début de l'album est plus accessible et franchement bon, surtout La Matin et Le Fleur de ma journée -- un genre de pièce à la Valiquette qui aurait troqué le LSD pour l'acide. Après, ça vire au n'importe quoi, à la folie créatrice, presque à la performance. Dans le style, Les Amis au Pakistan frappent dans le mille, mais il faut franchement aimer le quatrième degré pour tripper sur des chansons nommées Ma robe en papier de toilette et Appelle-moi ta cochonne.

lundi, octobre 26, 2009

Le vinyle n'est pas en crise

C'est quand même fascinant de voir le format vinyle attirer encore autant d'intérêt en plein coeur d'une époque où la dématérialisation est reine. Beaucoup d'artistes émergents du Québec lancent leur disque en version 33 tours -- en quantité limitée pour des raisons financières, mais quand même. Souvenez-vous du disque d'Orange orange, le EP de Plaza Musique, Les Breastfeeders, Malajube, We Are Wolves... La dernière en date à faire paraître une édition vinyle de son "long jeu" est Coeur de pirate -- c'est presque une habitude chez Grosse Boîte, et pas une mauvaise.

J'attire votre attention sur un texte paru ce week-end de mon collègue journaliste Philippe Renaud, de La Presse, qui dresse un portrait de RIP-V, une jeune entreprise de Saint-Lambert, qui est devenue depuis le printemps dernier l'unique fabricante de disques vinyles au pays.

samedi, octobre 24, 2009

Les photos derrière Caméra vidéo

J'ai chippé cette info à L'Oreille du tigre, qui lui l'a reprise du Voir. Ça commence à faire loin, mais je l'ai trouvé éclairante. La chanson Caméra vidéo, des Trois Accords, est inspirée de deux photos du grandissime photographe Henri-Cartier Bresson, Derrière la gare St-Lazare et Café-Terrasse, boulevard Diderot. L'animal, les passants, l'escabeau, la flaque d'eau, tout y est. Fascinant de voir les inspirations concrètes derrières des chansons qui paraissent anodines et absurdes, quoique souvent touchantes au final.

Nathalie Petrowski devrait mettre ça dans sa pipe -- il fallait l'entendre à la très baby boomeresque Bande des six trouver "ridicules" leurs textes, comme si elle cherchait dans les Trois Accords du Rimbaud ou du Prévert.

Comme le dit L'Oreille du tigre, la culture n’est pas toujours là où on pense.

Franco Phil, la baladodiffusion du 23 octobre

On a fait jouer un peu plus de bons vieux souvenirs dans cette édition de Franco Phil, malgré tout bardée de bons tubes du moment. À vos écouteurs, mélomanes francophiles! Au menu:


Première heure: Max Ricard (Hochelaga), Placard Macbeth (Slush), Benoit Paradis (Printemps), Pop The Fish (Le rêve de l'homme), Stereo Total (Illégal), Lac Estion (L'orage), Andrea Lindsay (Lune de papier), -M- (L'elixir), Les Amis au Pakistan (Le Fleur de ma journée), Mad'Moizèle Giraf (Peigner la girafe), Bernard Adamus (Rue Ontario), Avec pas d'casque (Si on change les équipes ce n'est plus une revanche -- live), Joël Martel solo (Dans l'espace).

Deuxième heure: Les Dales Hawerchuk (Crocodile), Arseniq33 (CitéRockSuicide), We Are Wolves (La Rue oblique), Malajube (La Valérie), Orange orange (Je suis le héros), El Motor (Mono Manon), Polipe (Lumière t'exagères), Xavier Caféïne (La Lune), Fred Fortin (D'mande toé-lé), Pravda (Tu es à l'Ouest), Jérôme Minière (Complainte d'un produit de l'imagination).

Cliquez ici pour télécharger la baladodiffusion. Bonne écoute!